Témoignages

Comment une SCI familiale de 4 frères et sœurs a débloqué un bien squatté en 90 jours

M. Marc Vasseur · Responsable opérationnel ·

Voici l'histoire anonymisée d'un dossier emblématique des indivisions familiales bloquées par un squat. Les détails ont été modifiés pour préserver l'anonymat.

Le contexte

Quatre frères et sœurs, âgés de 48 à 62 ans, sont associés à parts égales d'une SCI familiale détenant un immeuble familial de 3 lots dans le 13e arrondissement, hérité de leurs parents en 2018. Pendant cinq ans, le bien a été géré tant bien que mal : un lot occupé par la sœur aînée, les deux autres loués.

En 2024, après le décès de la sœur aînée, les deux autres lots se vident successivement. Désaccord profond entre les frères et sœurs : vendre, relouer, occuper, réhabiliter ? Personne ne décide. Le 1er lot est squatté en septembre 2024. Le deuxième en novembre.

L'enlisement

Pendant 14 mois, rien ne bouge. Le gérant (le frère cadet) refuse d'engager des frais sans accord unanime. Les deux sœurs cadettes veulent revendre vite. L'aîné des frères milite pour la réhabilitation. Aucune AG ne parvient à acter une décision claire. Pendant ce temps, les occupants illicites s'installent durablement.

Le déblocage

Une des sœurs nous contacte en février 2026. Diagnostic : situation classique d'indivision bloquée par mésentente, aggravée par un squat installé. Notre proposition : rachat global de l'immeuble par notre groupe, à un prix tenant compte du squat (décote ~28% par rapport au prix de marché libre).

Le processus

  1. Semaine 1-2 : Diagnostic et offre d'achat ferme.
  2. Semaine 3-5 : Médiation entre les 4 associés. L'offre est acceptée à 3 voix sur 4 (majorité 2/3 atteinte au regard des statuts).
  3. Semaine 6-8 : Recours à l'article 815-5-1 du Code civil pour autoriser la vente malgré le quatrième associé bloquant.
  4. Semaine 9-13 : Signature notariée, transfert de propriété, prise en charge complète de la procédure d'expulsion par notre groupe.

Total : 13 semaines entre le premier contact et la libération définitive des associés. Le dossier d'expulsion suit son cours, mais ce n'est plus leur problème.

Le bilan pour les associés

Chacun a touché environ 142 000 € net après frais (au lieu de 195 000 € théoriques en marché libre vide). La décote de 27% a été acceptée comme le prix de la sortie rapide, après 14 mois d'enlisement.

Le frère bloquant a finalement remercié les autres : il était lui-même usé par le conflit. La famille s'est reparlé pour la première fois depuis 18 mois.

Une situation à débloquer ?

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