Expertise juridique

Squat Airbnb : un locataire touristique refuse de quitter mon logement

Le cas du locataire touristique qui se maintient dans le logement après la fin du séjour Airbnb ou Booking est en explosion depuis 2023. La procédure est spécifique, à mi-chemin entre le squat et l'occupant sans titre.

Squat Airbnb : un locataire touristique refuse de quitter mon logement
15%
plaintes Airbnb en hausse
Contrat
court séjour ≠ bail
4-8 sem.
délai référé
AM
Me Antoine Mercier
Avocat coordinateur · 15+ ans d'expérience
Mis à jour le 22 mai 2026

Squat ou occupation sans titre ?

Le locataire de courte durée est entré légalement dans le logement (avec votre accord et un contrat). Il ne peut donc pas être qualifié de squatteur au sens strict de l'article 226-4 du Code pénal.

À l'expiration de son séjour, il devient occupant sans droit ni titre. Conséquence : la voie administrative préfectorale est fermée. Il faut passer par le référé civil.

Voir squatteur vs occupant sans titre pour la distinction juridique complète.

Procédure d'expulsion adaptée

  1. Mise en demeure par lettre recommandée avec AR rappelant la fin du séjour.
  2. Constat d'huissier de l'occupation post-contrat.
  3. Assignation en référé devant le tribunal judiciaire (le contrat Airbnb relève de droit civil, pas d'un bail régi par la loi de 1989).
  4. Audience sous 4-8 semaines.
  5. Évacuation avec concours de la force publique après expiration du délai de quitter les lieux.

Mesures préventives Airbnb

  • Toujours signer un contrat écrit détaillant les dates et le caractère strictement temporaire de l'occupation.
  • Demander une caution proportionnée au préjudice possible.
  • Conserver tous les échanges Airbnb/Booking (preuve de la nature du séjour).
  • Visiter régulièrement le bien si la location est ouverte aux séjours longs (> 30 jours).
  • Souscrire l'assurance "Aircover" Airbnb ou équivalent qui couvre certains contentieux.

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Questions fréquentes

Non directement. Les plateformes ne disposent d'aucun pouvoir coercitif. Elles peuvent au mieux exclure le locataire de leur service, ce qui ne change rien à l'occupation physique. La procédure légale reste indispensable.
L'AirCover d'Airbnb couvre les dégradations et certains frais d'expulsion à hauteur de 1 million d'euros, mais avec des exclusions importantes. Vérifier les conditions au cas par cas.
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