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Quand l'ex-conjoint refuse de quitter le domicile conjugal

Le maintien de l'ex-conjoint dans un logement après séparation ou divorce est un contentieux fréquent et particulièrement complexe. La voie procédurale dépend du régime matrimonial et du statut du bien.

Quand l'ex-conjoint refuse de quitter le domicile conjugal
expulsion sans jugement
Art. 215 al. 3
C. civ. — protection
3-12 mois
procédure type
AM
Me Antoine Mercier
Avocat coordinateur · 15+ ans d'expérience
Mis à jour le 22 mai 2026

Le statut du domicile conjugal

Le domicile conjugal bénéficie d'une protection légale renforcée pendant le mariage (article 215, alinéa 3 du Code civil). Aucun des époux ne peut disposer seul des droits de cohabitation pour le logement principal de la famille.

Conséquence : impossible d'expulser l'autre époux tant que le mariage subsiste. Le divorce doit être prononcé avant toute procédure d'éviction.

Après le divorce : trois scénarios

  1. Bien en propre du propriétaire-occupant : l'ex-conjoint doit partir. Mise en demeure + référé si refus.
  2. Bien en communauté : nécessite la liquidation du régime matrimonial avant d'envisager l'expulsion. Procédure longue (12-24 mois).
  3. Bien indivis (PACS, concubinage) : application des règles de l'indivision. Sortie via partage ou licitation.

Le juge peut attribuer la jouissance préférentielle du logement à l'un des ex-époux (souvent celui qui a la garde des enfants), même s'il n'est pas propriétaire.

Cas du concubinage

Si vous hébergiez un concubin sans contrat (pas de bail, pas de prêt formel), la situation s'apparente au prêt à usage. La rupture met fin à l'hébergement. Délais accordés généralement plus larges quand des enfants sont présents.

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